
Ceux qui ont du succès se sont créé une habitude pour lutter contre toute forme de récompense immédiate, pour retarder au maximum cette récompense.
La récompense immédiate (le petit verre entre amis, regarder une série, la petite gourmandise) affaiblit, elle offre une satisfaction sur le moment, et maintient dans une zone de confort qui atrophie le cerveau – « tu n’as besoin de rien, pour l’instant tu es ok ». Sur le court terme ça tue la productivité, et sur le long terme elle anéantit les rêves.
En même temps, retarder la récompense et fixer comme priorité d’avancer sur les tâches prévues rend les récompenses à long terme incroyablement plus grandes. Difficile de comparer une séance de cinéma avec l’achat de la voiture de ses rêves après avoir atteint ses objectifs annuels !
Une devise simple ? « D’abord avancer, les distractions après ». Ça aide à ne pas tomber dans le piège quotidien des petits plaisirs, qui envoient le faux message à notre cerveau inconscient « T’as bien travaillé, tu peux t’arrêter », malgré le fait que le résultat n’est pas encore atteint.
Chaque décision prise aujourd’hui pour satisfaire le moment présent arrache un morceau de l’image de celui que je veux être.
Comme le dit James Clear dans son livre Atomic Habits (Un rien Peut Changer Tout), « Chaque comportement qui engendre une habitude très ancrée est associé à un haut niveau de dopamine. ». Or la récompense immédiate est une forme de kryptonite pour la mise en place des habitudes qui vous permettent d’atteindre vos rêves : elle indique à votre système qu’il peut s’arrêter au lieu de poursuivre, alors que l’objectif n’est pas atteint !
Une recette simple pour aider est de finir ses journées par un questionnement simple, sincère et qui aide à prendre conscience : « Qu’ai-je fait aujourd’hui pour mon projet le plus important du moment? »
- Si j’ai réalisé des actions vers mon objectif, la réponse à cette question permet de prendre conscience de l’avancement dans le bon sens, qui lui-même devient une récompense bénéfique
- Et si la réponse à cette question est « rien », la prise de conscience est très utile : c’est peut-être le moment de revoir mon plan du lendemain pour revenir sur les rails de mes rêves.
Tout ceci dans la bienveillance envers soi-même : j’accepte que ce que j’ai réalisé aujourd’hui est mon maximum, je ne le juge pas, je vérifie seulement l’alignement de mes actions avec mes objectifs. Comme le quatrième accord toltèque le dit « Faites toujours de votre mieux ». Ceci vous empêchera de vous juger vous-même.
“Soyez toujours affamé, toujours un peu fou. Ne perdez ni votre envie ni votre fantaisie.”
Steve Jobs
